Comment aider mon enfant à mieux gérer sa salive ?

Nous avons vu dans l’article précédent que le tout-petit passe ses premiers mois de vie avec de la salive sur le menton, sur son bavoir et sur ses vêtements.

Mais que faire si cette situation perdure au-delà des 12/18 mois ?

Durant le premiers mois, il est tout naturel d’essuyer son menton, de changer son bavoir ou son haut tout au long de la journée. Mais il se peut que cette perte salivaire commence à poser problème si :

  1. Le pourtour de la bouche et le menton sont irrités par cette humidité permanente. Il faut alors protéger la zone avec une pâte à l’eau (voir en pharmacie).
  2. Les vêtements sont imbibés de salive et l’enfant reste mouillé une partie de la journée. Il faut alors chercher des bavoirs plus absorbants.
  3. Les jouets sont couverts de salive et certaines activités ne sont plus proposées (les livres ; la découverte de jeux qui appartiennent aux plus grands).
  4. Les autres enfants que votre enfant côtoie ne veulent plus lui tenir la main car elle couverte de salive.

Comment faire ? Il faut l’accompagner pour que la gestion de la salive devienne un automatisme. Pour l’instant, il ne sent pas qu’il est mouillé et il n’est pas dérangé du tout !

Tout au long de la journée, vous allez donc l’encourager à :

  • Fermer la bouche
  • Entrer sa langue
  • Avaler sa salive

Vos rappels réguliers (« ferme ta bouche ! », « essuie-toi ! ») ne semblent avoir aucun effet.

Vous allez donc lui donner des informations beaucoup plus claires pour qu’il ferme la bouche en :

  • Tapotant ses lèvres d’un geste vif
  • Brossant les lèvres avec une brosse à dent souple

Vous allez donc reproduire ces gestes tout au long de la journée, dès que vous l’avez sous la main ! Toutes les occasions sont bonnes : au moment du change ; lorsque vous lui lavez les mains et le visage ; pendant le brossage des dents ; avant et après le repas……et bien sûr, dès que la salive apparaît.

Vous allez accompagner vos gestes de stimulation tout au long de la journée par des phrases d’encouragement et vous allez le féliciter pour ses efforts : « ferme bien la bouche » ; « avale » ; « oui ! C’est bien ! » ; « « tu es magnifique avec une bouche bien fermée !!!!! » ; « bravo ! » ; « tu continues comme ça ! ».

Quels résultats pouvez-vous avoir ? Et bien au bout de trois semaines d’efforts, vous commencerez à voir une amélioration mais il faut bien continuer jusqu’à ce que cette nouvelle habitude soit bien intégrée. 

Il ne faut pas hésiter à recommencer si besoin, dès qu’une nouvelle dent a percé ; dès qu’un rhume apparaît (en nettoyant bien le nez bouché) ; dès que votre enfant oublie d’avaler sa salive.


Mon enfant bave ? Est-ce normal ?

Les pertes salivaires sont tout à fait normales chez le tout-petit.

Plusieurs facteurs y contribuent :

  1. Il passe beaucoup de temps à mettre à la bouche, une étape très importante dans la découverte du monde qui l’entoure. En effet, la bouche est très sensible et informe l’enfant sur la forme de l’objet, sa texture, son goût, sa température et bien plus encore ! Le tout-petit regarde, découvre avec les mains puis il découvre avec la bouche. Tout y passe : les mains, les pieds, les cheveux de Maman, les objets à sa portée… C’est une démarche de l’enfant très importante qu’il ne faut surtout pas empêcher. Malgré le fait que certains de ces objets ne sont pas propres, sachez que votre enfant enrichi sa micro-biote quand il « goûte » ainsi tout ce qu’il trouve. Alors laissez-le faire !
  2. La période durant laquelle les dents percent la gencive va également être accompagnée d’une salivation importante…qui est tout à fait normale !

3. La position du tout-petit qui passe beaucoup de temps au sol pendant ses premiers mois est propice aux pertes salivaires.

De plus, durant cette même période, les régurgitations sont fréquentes car le tout-petit est principalement nourri avec du lait, que ce soit au sein ou au biberon. Ce liquide remonte donc avec une grande facilité le long de l’œsophage et il est accompagné de l’acide gastrique qui est présent dans l’estomac. Cet acide va irriter les muqueuses et le bébé réagit en produisant plus de salive….qui s’échappe par la bouche !

C’est la raison pour laquelle les pertes de salive sont fréquentes chez le tout-petit jusqu’à l’âge de 9/12 mois. Par la suite : 

  • Il sera plus souvent assis et fera l’acquisition de la position debout ; 
  • Il aura ses premières quenottes ; 
  • Il aura diversifié son alimentation et il quittera graduellement les biberons de lait

Si votre enfant continue à mouiller ses vêtements au-delà de cet âge, n’hésitez pas à consulter le prochain article sur ce sujet.


Mon bébé sort sa langue…..

Le risque est que votre enfant construise son schéma corporel avec une bouche ouverte et sa langue sortie. Cela engendre toute une série de problèmes car :

1. Il respire par la bouche et non par le nez

2. Les cuillerées que vous lui proposez ressortent de sa bouche

3. Il est difficile d’avaler avec une bouche ouverte

Mais comment faire pour l’encourager à fermer sa bouche et à rentrer sa langue? Il est trop petit pour imiter ce que vous lui montrez ou pour comprendre ce que vous lui dites!!!!! Vous allez donc solliciter la fermeture de bouche en l’embêtant gentiment jusqu’à ce qu’il y arrive:

1. Tapotez ses lèvres avec vos doigts

2. Brossez sa langue avec une petite brosse à dents pour bébé

3. Brosser ses lèvres avec la même petite brosse

Au bout de trois semaines, si vous répétez ces gestes à plusieurs reprises , vous commencerez à obtenir des résultats : la bouche commence à se fermer et la langue rentre peu à peu dans sa bouche.

Si vous n’obtenez pas les résultats attendus parce cela fait longtemps que votre enfant a pris cette habitude, vous pouvez utiliser une brosse à dents électrique. Elle stimule beaucoup plus et cela l’encourage à fermer sa bouche pour se protéger des « chatouilles ».

Pour l’enfant plus âgé, il est aussi possible d’utiliser un glaçon ou un bâtonnet glacé. La glace refroidit les lèvres et le corps cherche automatiquement à se réchauffer. Votre enfant va alors rentrer la langue et fermer la bouche.


Mon bébé se réveille la nuit pour manger… Et refuse de manger la journée.

« Ma petite fille de 13 mois est encore très attachée à son biberon et elle refuse les purées que je lui donne à midi et le soir.

Du coup, elle a faim la nuit et se réveille une à deux fois en me réclamant un biberon.

Que dois-je faire ? Elle ne se rendort pas tant qu’elle n’a pas son biberon. » 

Le lait que votre petite boit la nuit associé aux biberons du matin et du soir suffisent à la rassasier. Elle n’a donc plus faim ou pas assez faim pour accepter les purées que vous lui proposez à l’heure du repas.

Voici différentes stratégies que vous pouvez utiliser pour l’aider à retrouver un rythme de vie qui est plus en lien avec les rythmes circadiens : on mange pendant la journée et la nuit…on dort !

  1. Proposez-lui de manger des aliments qu’elle apprécie à chaque repas. Ne vous inquiétez pas pour l’instant sur l’équilibre alimentaire : vous pourrez diversifier dans un deuxième temps. 
  2. N’insistez pas sur les quantités qu’elle mange. Vous allez pouvoir augmenter ces quantités petit à petit.
  3. Assurez-vous que ces aliments soient enrichis d’huile (d’olive pour le salé par exemple et de coco pour les desserts lactés)à raison d’une cuillérée à café par repas. Votre bébé a absolument besoin de lipides pour le bon développement de son cerveau et de son organisme. 
  4. Expliquez-lui qu’il y a un biberon le matin et un le soir et que les autres repas sont pris à la cuillère. Si besoin, utilisez des photos pour illustrer chacun des repas. 
  5. Si elle se réveille la nuit, donnez-lui un biberon d’eau ou laissez-lui un biberon d’eau à disposition, ce qui vous permet d’accéder à sa demande sans impacter son appétit. 

Tenez bon car vous pouvez rapidement rétablir un rythme plus adapté pour vous et votre bébé.


LE REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN : Quand faut-il s’inquiéter?

Le reflux gastro-œsophagien ou RGO, est la remontée involontaire du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Pendant la digestion, l’estomac se remplit d’acide gastrique qui accompagne alors les liquides et les aliments qui remontent le long de l’œsophage jusque dans la gorge, la bouche et même jusqu’à l’oreille moyenne en passant par la Trompe d’Eustache. 

Courant chez les bébés, il provoque des régurgitations. Sans gravité, il peut disparaître spontanément lorsqu’il fait l’acquisition de la position assise puis de la station debout.

Chez certains enfants, le reflux peut perdurer et engendrer des problèmes difficiles à interpréter. A l’examen, rien de particulier n’apparaît mais différents signes cliniques peuvent vous alerter :

  • Votre enfant est souvent malade : rhumes, rhino-pharyngites, otites
  • Il tousse la nuit et se réveille fréquemment en pleurant
  • Il a mauvaise haleine et sa dentition est abimée par le contact récurrent avec l’acide gastrique qui détruit peu à peu l’émail des dents 
  • Il passe par des phases de refus alimentaire 

Votre généraliste ou le gastro-entérologue peut prescrire des examens complémentaires afin de détecter un éventuel reflux mais cet examen ne permet de vérifier la présence d’une remontée gastrique qu’à cet instant T. Un traitement sur une période de trois semaines est parfois plus efficace : la disparition des symptômes vient confirmer la présence d’un RGO chez certains enfants. 

  • Même si en effet le RGO est fréquent chez les tout-petits, s’il persiste, il faut prendre les mesures nécessaires pour le réduire au maximum. Voici certaines approches qui ont fait leurs preuves :
  • Installer le bébé sur un plan incliné durant la nuit et les temps de sieste
  • Le maintenir en position assise après la prise du repas
  • Éviter de saisir votre bébé sous les aisselles pour le sortir du transat ou de la chaise haute car cela tire sur le diaphragme et ouvre le cardia, ce qui permet au contenu de l’estomac de remonter. Prenez plutôt l’habitude de placer une main sous les fesses et sous la tête pour le changer de position. 
  • Modifiez son alimentation pour réduire l’acidité dans l’estomac
  • Éliminez les grignotages entre les repas : à chaque fois que votre enfant mange, il produit à nouveau de l’acide gastrique.
  • La prise de médicaments prescrits par votre médecin qui réduisent le taux d’acidité. Les remontées gastriques continuent mais ne sont plus accompagnées d’acide.

Dans certains cas sévères il faut recourir à une intervention chirurgicale, le NISSEN, qui vise à renforcer la fermeture du sphincter intérieur de l’œsophage.


La découverte des morceaux chez l’enfant porteur d’un handicap

Une fois que les biberons sont pris avec une certaine régularité et que l’enfant a diversifié son alimentation avec des céréales, des purées, des compotes et des produits lactés, il faut passer à un moment donné aux morceaux. Il n’y a pas, comme à 4 mois pour la diversification alimentaire, un âge où l’on donne le « top départ » pour les morceaux. Mais entre 6 et 9 mois, l’enfant peut commencer à s’y intéresser.

Souvent, c’est l’enfant qui se fatigue des purées et qui va grappiller dans l’assiette de l’un de ses parents des portions de leur repas. Pourquoi serait-il privé de ces bons morceaux que nous apprécions tant, nous, les « grands ». Alors on peut lui proposer des morceaux fondants, bien cuits, qui s’écrasent au contact de la langue ou qui fondent au contact de la salive.

D’autres au contraire ont du mal à quitter cette texture lisse sans surprise qu’ils connaissent bien. S’ils rencontrent le moindre morceau, le moindre grumeau, ils s’arrêtent de manger. Il est alors possible de procéder en mettant en place les stratégies suivantes :

  • En épaississant graduellement cette purée sans y laisser de morceaux.
  • En gardant certains légumes et/ou certains fruits fondants que l’on écrase à la fourchette et que l’on propose à côté de sa portion habituelle
  • En écrasant graduellement une plus grosse portion du repas
  • En introduisant ces mêmes fruits et légumes coupés en forme de bâtonnets ou de frites pour que l’enfant puisse facilement les saisir, les écraser, les coller sur ses cheveux pour finalement les mettre en bouche….et les recracher. 

D’autres au contraire ont du mal à quitter cette texture lisse sans surprise qu’ils connaissent bien. S’ils rencontrent le moindre morceau, le moindre grumeau, ils s’arrêtent de manger. 

Il est alors possible de procéder en mettant en place les stratégies suivantes :

  • En épaississant graduellement cette purée sans y laisser de morceaux.
  • En gardant certains légumes et/ou certains fruits fondants que l’on écrase à la fourchette et que l’on propose à côté de sa portion habituelle
  • En écrasant graduellement une plus grosse portion du repas
  • En introduisant ces mêmes fruits et légumes coupés en forme de bâtonnets ou de frites pour que l’enfant puisse facilement les saisir, les écraser, les coller sur ses cheveux pour finalement les mettre en bouche….et les recracher. 

Cette période durant laquelle l’enfant met en bouche pour recracher peut durer longtemps. L’enfant qui rencontre des difficultés motrices peut avoir besoin de plus de temps pour apprendre à saisir le morceau, à le porter à la bouche puis à l’écraser avec la langue ou les molaires. Votre enfant a besoin de temps et d’avoir de nombreuses opportunités de contrôler ce qu’il fait : « j’avale… ou je n’avale pas ? ». Ce temps de déglutition est totalement sous le contrôle de l’enfant et c’est à lui de décider ! Alors, patience!

Pour plus d’informations sur ce sujet, n’hésitez pas à vous procurer le livre e-book « L’accompagnement parental : l’alimentation du bébé de 4 à 9 mois. Plus d’informations en cliquant ici


L’accompagnement Parental A la Carte : de 2004 à 2020

Et bien voilà ! C’est dit ! Ce document est VIEUX !!!!!

Alors pourquoi tant de demandes pour une réédition ? Peut-être parce qu’il n’existe pas d’ouvrage qui le remplace et qui réponde aux besoins des orthophonistes aujourd’hui, surtout en cette période où la séance virtuelle est de mise !

Les fiches qui constituent L’Accompagnement Parental A La Carte sont nées suite à mes séances au CAMSP de Versailles : au lieu d’écrire les mêmes consignes dans les cahiers de mes petits patients, j’ai décidé de tout écrire….à la main ! Cela a permis de constituer un livre, constitué de cinq livres traitant de domaines différents essentiels dans la prise en soin de nos petits patients.

C’est Isabelle Eyoum, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler, qui m’a accompagnée jusqu’à ce que le livre soit publié chez Ortho Edition en 2004.  Il a ensuite été repris par ACLI mais encore une fois, cette édition prend fin. C’est une autre Isabelle, Isabelle Bobillier Chaumont, qui m’a convaincue de remettre ce document à la disposition des orthophonistes. 

Nous voilà donc en 2020 avec un document sans CD ROM, sans document papier, que vous pouvez enregistrer sur votre ordinateur. Vous aurez donc des échelles vous permettant de noter, avec les parents, les micros progressions de votre patient. Les fiches que vous sélectionnez selon les résultats obtenus sont à transmettre aux familles, aux autres membres de l’équipe de soin, aux différents interlocuteurs de l’enfant pour une approche cohérente et pour soutenir le projet de soin. 

Je dois vous avouer que sur les dernières semaines, pendant mes séances virtuelles, L’Accompagnement Parental à La Carte m’a été d’une aide précieuse. J’espère sincèrement qu’il en sera de même pour vous ! Alors ressortez-le du placard où il est soigneusement rangé et ouvrez-le !

J’en profite pour remercier toutes les orthophonistes qui m’ont soutenue dans ma démarche.


Les avis des orthophonistes

ACCOMPAGNEMENT PARENTAL A LA CARTE est à mon sens le matériel le plus complet à ce jour pour le soin orthophonique des tout petits. Je l’utilise depuis très longtemps et je le trouve très utile pour expliquer simplement aux parents comment stimuler efficacement leur enfant entre les séances. A mon avis, c’est un matériel indispensable pour toute personne qui travaille avec des bébés.

Frédérique Dumont, orthophoniste

Excellente nouvelle la nouvelle édition de l’Accompagnement Parental à la Carte ! Un livre hyper pratique, très concret et accessible.

On peut donner les fiches à la famille pour le suivi à la maison. Les exercices sont très bien décrits, faciles à comprendre et appliquer.

Les fiches couvrent tous les domaines dès la naissance et replacent le développement sensoriel dans sa globalité, sans se limiter au domaine qui a conduit à la consultation. Elles permettent une adaptation parfaite à l’évolution de l’enfant.

C’est un outil précieux, indispensable même, pour la prise en charge des troubles de l’oralité.

La nouvelle version devrait la rendre encore plus pratique pour éditer les fiches.

Merci, Isabelle !

Véronique, orthophoniste en IME


Mon enfant recrache les morceaux…….

« Ma fille a deux ans, presque trois, et les repas durent parfois une heure ou même plus……

Elle garde les morceaux en bouche et les mâchouille. Au bout d’un moment, elle recrache tout pour prendre une nouvelle bouchée !

J’ai beau lui dire d’avaler…rien n’y fait !  Je me demande comment elle va se débrouiller à la cantine une fois en petite section. »

Cette même scène se déroule chez plusieurs familles. Et les parents ne savent plus que faire pour aider leur petit dernier à ingurgiter assez d’aliments pour grossir et grandir normalement. 

 Un bilan chez l’orthophoniste peut aider à déterminer les raisons pour lesquelles cette petite fille pleine de bonne volonté ne parvient pas à gérer les textures plus consistantes.   

En effet, un bilan complet des fonctions bucco-faciales et de la déglutition permet de déterminer si cette petite fille rencontre des difficultés :

  1. Liées à sa sensorialité :
  • Elle ne sent pas bien se qui se passe dans sa bouche et elle ne sait pas comment gérer le morceau qui y est placé (hyposensibilité).
  • Elle est très sensible et elle a l’impression que ce petit morceau en bouche est énorme et prend toute la place. Elle ne sait plus qu’en faire et s’en débarrasse dès qu’elle le peut. 
  1. Liées à sa motricité :
  • Sa langue n’est pas assez mobile pour aller chercher le morceau et le placer entre ses molaires et ensuite le transférer sur les molaires de l’autre côté de la bouche. 
  • Elle ne parvient pas à coordonner les mouvements des lèvres, de la langue et des mâchoires pour parvenir à broyer le morceau suffisamment pour l’avaler.

 Ce n’est qu’après ce bilan complet que l’orthophoniste pourra déterminer comment accompagner au mieux la petite patiente pour l’aider à surmonter ses difficultés avant son entrée à l’école.


L’orthophonie à distance : l’importance d’accompagner les parents.

Nous vivons une période de bouleversements dans notre vie personnelle mais aussi professionnelle. 

Plus de contacts directs avec nos patients, avec leurs parents…Mais c’est un moment où soutenir la famille est primordial. 

Devons-nous interrompre notre suivi parce que nous ne pouvons plus nous rendre sur notre lieu de travail ?

 Pour ma part, je ne peux pas concevoir cette mise à distance et j’ai poursuivi mon travail en établissant un contact téléphonique avec les parents de mes petits patients ainsi qu’avec les parents de nouveau-nés hospitalisés. Cet échange a été suivi d’un envoi de fiches tirées de « l’Accompagnement Parental A La Carte » pour soutenir les recommandations données lors des échanges téléphoniques. Car nous savons très bien qu’à la fin de cet appel, 80 % de nos paroles s’évaporent et vont rejoindre le monde parallèle des « bonnes paroles d’orthophonistes ». 

Soutenir notre projet de stimulation et/ou de rééducation avec les fiches d’activités tirées de « L’Accompagnement parental A La Carte » a encore plus de sens aujourd’hui.  

C’est la raison pour laquelle ce document de 692 fiches est à nouveau disponible en ligne.

De nouvelles fiches de stimulation concernant les tout-petits de 0/4 mois seront également mises à disposition sur ce blog.