Mon bébé se réveille la nuit pour manger… Et refuse de manger la journée.

« Ma petite fille de 13 mois est encore très attachée à son biberon et elle refuse les purées que je lui donne à midi et le soir.

Du coup, elle a faim la nuit et se réveille une à deux fois en me réclamant un biberon.

Que dois-je faire ? Elle ne se rendort pas tant qu’elle n’a pas son biberon. » 

Le lait que votre petite boit la nuit associé aux biberons du matin et du soir suffisent à la rassasier. Elle n’a donc plus faim ou pas assez faim pour accepter les purées que vous lui proposez à l’heure du repas.

Voici différentes stratégies que vous pouvez utiliser pour l’aider à retrouver un rythme de vie qui est plus en lien avec les rythmes circadiens : on mange pendant la journée et la nuit…on dort !

  1. Proposez-lui de manger des aliments qu’elle apprécie à chaque repas. Ne vous inquiétez pas pour l’instant sur l’équilibre alimentaire : vous pourrez diversifier dans un deuxième temps. 
  2. N’insistez pas sur les quantités qu’elle mange. Vous allez pouvoir augmenter ces quantités petit à petit.
  3. Assurez-vous que ces aliments soient enrichis d’huile (d’olive pour le salé par exemple et de coco pour les desserts lactés)à raison d’une cuillérée à café par repas. Votre bébé a absolument besoin de lipides pour le bon développement de son cerveau et de son organisme. 
  4. Expliquez-lui qu’il y a un biberon le matin et un le soir et que les autres repas sont pris à la cuillère. Si besoin, utilisez des photos pour illustrer chacun des repas. 
  5. Si elle se réveille la nuit, donnez-lui un biberon d’eau ou laissez-lui un biberon d’eau à disposition, ce qui vous permet d’accéder à sa demande sans impacter son appétit. 

Tenez bon car vous pouvez rapidement rétablir un rythme plus adapté pour vous et votre bébé.


LE REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN : Quand faut-il s’inquiéter?

Le reflux gastro-œsophagien ou RGO, est la remontée involontaire du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Pendant la digestion, l’estomac se remplit d’acide gastrique qui accompagne alors les liquides et les aliments qui remontent le long de l’œsophage jusque dans la gorge, la bouche et même jusqu’à l’oreille moyenne en passant par la Trompe d’Eustache. 

Courant chez les bébés, il provoque des régurgitations. Sans gravité, il peut disparaître spontanément lorsqu’il fait l’acquisition de la position assise puis de la station debout.

Chez certains enfants, le reflux peut perdurer et engendrer des problèmes difficiles à interpréter. A l’examen, rien de particulier n’apparaît mais différents signes cliniques peuvent vous alerter :

  • Votre enfant est souvent malade : rhumes, rhino-pharyngites, otites
  • Il tousse la nuit et se réveille fréquemment en pleurant
  • Il a mauvaise haleine et sa dentition est abimée par le contact récurrent avec l’acide gastrique qui détruit peu à peu l’émail des dents 
  • Il passe par des phases de refus alimentaire 

Votre généraliste ou le gastro-entérologue peut prescrire des examens complémentaires afin de détecter un éventuel reflux mais cet examen ne permet de vérifier la présence d’une remontée gastrique qu’à cet instant T. Un traitement sur une période de trois semaines est parfois plus efficace : la disparition des symptômes vient confirmer la présence d’un RGO chez certains enfants. 

  • Même si en effet le RGO est fréquent chez les tout-petits, s’il persiste, il faut prendre les mesures nécessaires pour le réduire au maximum. Voici certaines approches qui ont fait leurs preuves :
  • Installer le bébé sur un plan incliné durant la nuit et les temps de sieste
  • Le maintenir en position assise après la prise du repas
  • Éviter de saisir votre bébé sous les aisselles pour le sortir du transat ou de la chaise haute car cela tire sur le diaphragme et ouvre le cardia, ce qui permet au contenu de l’estomac de remonter. Prenez plutôt l’habitude de placer une main sous les fesses et sous la tête pour le changer de position. 
  • Modifiez son alimentation pour réduire l’acidité dans l’estomac
  • Éliminez les grignotages entre les repas : à chaque fois que votre enfant mange, il produit à nouveau de l’acide gastrique.
  • La prise de médicaments prescrits par votre médecin qui réduisent le taux d’acidité. Les remontées gastriques continuent mais ne sont plus accompagnées d’acide.

Dans certains cas sévères il faut recourir à une intervention chirurgicale, le NISSEN, qui vise à renforcer la fermeture du sphincter intérieur de l’œsophage.


La découverte des morceaux chez l’enfant porteur d’un handicap

Une fois que les biberons sont pris avec une certaine régularité et que l’enfant a diversifié son alimentation avec des céréales, des purées, des compotes et des produits lactés, il faut passer à un moment donné aux morceaux. Il n’y a pas, comme à 4 mois pour la diversification alimentaire, un âge où l’on donne le « top départ » pour les morceaux. Mais entre 6 et 9 mois, l’enfant peut commencer à s’y intéresser.

Souvent, c’est l’enfant qui se fatigue des purées et qui va grappiller dans l’assiette de l’un de ses parents des portions de leur repas. Pourquoi serait-il privé de ces bons morceaux que nous apprécions tant, nous, les « grands ». Alors on peut lui proposer des morceaux fondants, bien cuits, qui s’écrasent au contact de la langue ou qui fondent au contact de la salive.

D’autres au contraire ont du mal à quitter cette texture lisse sans surprise qu’ils connaissent bien. S’ils rencontrent le moindre morceau, le moindre grumeau, ils s’arrêtent de manger. Il est alors possible de procéder en mettant en place les stratégies suivantes :

  • En épaississant graduellement cette purée sans y laisser de morceaux.
  • En gardant certains légumes et/ou certains fruits fondants que l’on écrase à la fourchette et que l’on propose à côté de sa portion habituelle
  • En écrasant graduellement une plus grosse portion du repas
  • En introduisant ces mêmes fruits et légumes coupés en forme de bâtonnets ou de frites pour que l’enfant puisse facilement les saisir, les écraser, les coller sur ses cheveux pour finalement les mettre en bouche….et les recracher. 

D’autres au contraire ont du mal à quitter cette texture lisse sans surprise qu’ils connaissent bien. S’ils rencontrent le moindre morceau, le moindre grumeau, ils s’arrêtent de manger. 

Il est alors possible de procéder en mettant en place les stratégies suivantes :

  • En épaississant graduellement cette purée sans y laisser de morceaux.
  • En gardant certains légumes et/ou certains fruits fondants que l’on écrase à la fourchette et que l’on propose à côté de sa portion habituelle
  • En écrasant graduellement une plus grosse portion du repas
  • En introduisant ces mêmes fruits et légumes coupés en forme de bâtonnets ou de frites pour que l’enfant puisse facilement les saisir, les écraser, les coller sur ses cheveux pour finalement les mettre en bouche….et les recracher. 

Cette période durant laquelle l’enfant met en bouche pour recracher peut durer longtemps. L’enfant qui rencontre des difficultés motrices peut avoir besoin de plus de temps pour apprendre à saisir le morceau, à le porter à la bouche puis à l’écraser avec la langue ou les molaires. Votre enfant a besoin de temps et d’avoir de nombreuses opportunités de contrôler ce qu’il fait : « j’avale… ou je n’avale pas ? ». Ce temps de déglutition est totalement sous le contrôle de l’enfant et c’est à lui de décider ! Alors, patience!

Pour plus d’informations sur ce sujet, n’hésitez pas à vous procurer le livre e-book « L’accompagnement parental : l’alimentation du bébé de 4 à 9 mois. Plus d’informations en cliquant ici


Troubles de l’oralité alimentaire : parents et orthophonistes partenaires

Mes rencontres par téléphone ou en Visio avec les parents de mes petits patients ces dernières semaines ont confirmé ce que je ressens depuis le tout début de ma pratique : les parents ont un pouvoir d’observation très fin, ils remarquent tout, ils sont investis et ils sont prêts à mettre en place nos recommandations.

L’accompagnement des parents doit faire partie de notre pratique. Nous le savons tous mais certains ont du mal à les inviter aux séances. Or nous savons bien qu’une grande partie du travail effectué en séance « s’évapore » dès que l’enfant a quitté la pièce. Tout comme les conseils donnés aux familles sont oubliés rapidement, remplacés par les préoccupations du moment.

Et puis la semaine passe très vite, trop vite, et les revoilà dans notre salle d’attente. 

Certes, au lieu d’un enfant seul, il peut y avoir deux ou trois personnes à gérer simultanément. C’est le moment d’échanger, d’écouter, d’expliquer, de montrer, de proposer, de découvrir, de confirmer, de féliciter……

Les fiches de « L’accompagnement Parental : l’alimentation du bébé de 0 à 4 mois » et de « L’Accompagnement parental : l’alimentation du bébé de 4 à 9 mois » sont là pour vous proposer un balisage de tous les éléments à prendre en compte lors du suivi du nouveau-né et du nourrisson, en partant de l’installation pour aller jusqu’à la diversification alimentaire.

Ces mêmes fiches sont adaptées au soutien des parents à leur retour au domicile entre chaque séance. Ils y trouveront des propositions claires, concises, précises illustrées par des photos.

Sous format ebook, ces documents seront directement accessibles sur votre PC, tablette ou téléphone afin de les partager avec la famille et vos partenaires de soin. 


L’alimentation du bébé de 0 à 4 mois

Il ne faut pas hésiter à accepter le nouveau né comme patient : c'est la période la plus propice aux stimulations et c'est également le moment où les parents ont le plus besoin de notre accompagnement. Voici donc un document qui vous permet de suivre des bébés en service de néonatalogie, le bébé porteur d'une maladie génétique rare ou d'un ensemble malformatif. En vente sous format e-book.

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L’alimentation du bébé de 4 à 9 mois

Certains bébés rencontrent des difficultés pour diversifier leur alimentation et passer du biberon aux solides. Voici des fiches qui vous permettront d’accompagner les parents et de répondre aux besoins de l'enfant. En vente sous format e-book.

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La fausse route : Comment l’éviter?

La prévention                   

Lorsque nous recevons l’appel d’un parent pour un bébé, nous pouvons hésiter parce que c’est une population que nous ne connaissons pas assez, ou bien parce que travailler l’oralité avec un tout-petit présente des risques et plus particulièrement celui de la fausse-route.

Ce qu’il faut savoir c’est que la fausse-route doit être gérée en amont.

Il y a différents éléments à prendre en compte dont l’installation du bébé et notre position pendant les moments d’échanges et de repas.

Garder la tête dans l’axe du corps

 Le bébé qui présente des troubles de la déglutition peut faire une fausse-route sur la salive ou sur une remontée gastrique s’il présente un reflux. 

C’est la raison pour laquelle il faut penser à protéger la trachée en maintenant sa tête dans l’axe du corps. Dès que la tête part en arrière, la trachée est ouverte et le risque de fausse-route est présent. Il faut donc systématiquement soutenir sa tête lorsqu’on le sort de son lit, lorsqu’on le pose sur la table à langer, lorsqu’on l’installe dans son bain…tout au long de la journée.

Il peut aussi être intéressant de recommander l’utilisation du cocon comme celui utilisé dans le service de néonatalogie afin de bien installer le bébé pendant la journée. Cela lui permet de rester bien enroulé et de ne pas partir en hyper-extension. 

Faire en sorte que bébé regarde vers le bas 

 Lorsque le bébé regarde vers le bas, la tête descend automatiquement. C’est donc la position qu’il faut obtenir, que ce soit positionné dans son lit, dans vos bras, dans son transat, dans sa chaise haute. 

Il faut donc veiller à vous installer de telle sorte que le bébé baisse les yeux pour vous regarder. 

De même, tout jouet prévu pour lui doit être accroché de telle sorte qu’il regarde vers le bas et non vers le haut (mobile, arceau avec des jouets, boîte à musique etc…).

Pendant le repas

C’est le moment où il faut être particulièrement attentif au positionnement de bébé. Il faut donc bien l’installer au creux de vos jambes, avec un bon soutien sous les jambes, le dos et la tête pendant la prise du biberon.

 Plus tard, dans sa chaise haute, veillez à ne pas rester debout et à vous assoir face à votre bébé et à présenter la cuillère par le bas. 


Mon bébé bave beaucoup

Une problématique qui revient souvent 

La prévention

 Le bavage est présent chez des petits patients ou des patients plus âgés et c’est une problématique qui interpelle souvent les parents.

Il engendre : 

  • une perte hydrique importante puisque la salive n’est pas avalée,
  • des problèmes cutanés car la zone buccale est toujours mouillée
  • le port obligatoire d’un bavoir qu’il faut changer régulièrement pour protéger les vêtements

C’est la raison pour laquelle il est primordial d’agir de façon préventive dès que cela est possible avec les bébés en travaillant immédiatement la fermeture de bouche. (voir le livre : Alimentation de 0 à 4 mois)

Ceci permet au tout-petit de construire son schéma corporel avec une bouche fermée. La langue se placera en bouche, la salive sera déglutie et la respiration sera nasale et non buccale.

La rééducation

Bien trop souvent, les enfants arrivent chez l’orthophoniste avec un bavage bien installé. 

C’est un des premiers axes de travail avec l’enfant. En effet, cette problématique a un impact sur l’alimentation, car la déglutition est impossible bouche ouverte. De plus, la langue n’est plus à sa place et la succion est de mauvaise qualité. 

La production de sons, de phonèmes puis de mots est altérée et l’acquisition de la parole est retardée.

Comment procéder pour inhiber l’ouverture de bouche et la protrusion de la langue ?

Voici les étapes de cette prise en soin : 

  1. Encourager la fermeture de la bouche
  2. Tonifier et mobiliser les lèvres
  3. Tonifier la base de langue
  4. Améliorer les praxies de la langue
  5. Accompagner l’enfant au quotidien pour qu’il intègre les nouvelles praxies et ce nouveau schéma corporel

Bien sûr, un travail en partenariat avec les parents est indispensable et les séances peuvent être soutenues par des stimulations tirées de « L’Accompagnement Parental à la Carte ».


L’accompagnement Parental A la Carte : de 2004 à 2020

Et bien voilà ! C’est dit ! Ce document est VIEUX !!!!!

Alors pourquoi tant de demandes pour une réédition ? Peut-être parce qu’il n’existe pas d’ouvrage qui le remplace et qui réponde aux besoins des orthophonistes aujourd’hui, surtout en cette période où la séance virtuelle est de mise !

Les fiches qui constituent L’Accompagnement Parental A La Carte sont nées suite à mes séances au CAMSP de Versailles : au lieu d’écrire les mêmes consignes dans les cahiers de mes petits patients, j’ai décidé de tout écrire….à la main ! Cela a permis de constituer un livre, constitué de cinq livres traitant de domaines différents essentiels dans la prise en soin de nos petits patients.

C’est Isabelle Eyoum, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler, qui m’a accompagnée jusqu’à ce que le livre soit publié chez Ortho Edition en 2004.  Il a ensuite été repris par ACLI mais encore une fois, cette édition prend fin. C’est une autre Isabelle, Isabelle Bobillier Chaumont, qui m’a convaincue de remettre ce document à la disposition des orthophonistes. 

Nous voilà donc en 2020 avec un document sans CD ROM, sans document papier, que vous pouvez enregistrer sur votre ordinateur. Vous aurez donc des échelles vous permettant de noter, avec les parents, les micros progressions de votre patient. Les fiches que vous sélectionnez selon les résultats obtenus sont à transmettre aux familles, aux autres membres de l’équipe de soin, aux différents interlocuteurs de l’enfant pour une approche cohérente et pour soutenir le projet de soin. 

Je dois vous avouer que sur les dernières semaines, pendant mes séances virtuelles, L’Accompagnement Parental à La Carte m’a été d’une aide précieuse. J’espère sincèrement qu’il en sera de même pour vous ! Alors ressortez-le du placard où il est soigneusement rangé et ouvrez-le !

J’en profite pour remercier toutes les orthophonistes qui m’ont soutenue dans ma démarche.


Les avis des orthophonistes

ACCOMPAGNEMENT PARENTAL A LA CARTE est à mon sens le matériel le plus complet à ce jour pour le soin orthophonique des tout petits. Je l’utilise depuis très longtemps et je le trouve très utile pour expliquer simplement aux parents comment stimuler efficacement leur enfant entre les séances. A mon avis, c’est un matériel indispensable pour toute personne qui travaille avec des bébés.

Frédérique Dumont, orthophoniste

Excellente nouvelle la nouvelle édition de l’Accompagnement Parental à la Carte ! Un livre hyper pratique, très concret et accessible.

On peut donner les fiches à la famille pour le suivi à la maison. Les exercices sont très bien décrits, faciles à comprendre et appliquer.

Les fiches couvrent tous les domaines dès la naissance et replacent le développement sensoriel dans sa globalité, sans se limiter au domaine qui a conduit à la consultation. Elles permettent une adaptation parfaite à l’évolution de l’enfant.

C’est un outil précieux, indispensable même, pour la prise en charge des troubles de l’oralité.

La nouvelle version devrait la rendre encore plus pratique pour éditer les fiches.

Merci, Isabelle !

Véronique, orthophoniste en IME


Mon enfant recrache les morceaux…….

« Ma fille a deux ans, presque trois, et les repas durent parfois une heure ou même plus……

Elle garde les morceaux en bouche et les mâchouille. Au bout d’un moment, elle recrache tout pour prendre une nouvelle bouchée !

J’ai beau lui dire d’avaler…rien n’y fait !  Je me demande comment elle va se débrouiller à la cantine une fois en petite section. »

Cette même scène se déroule chez plusieurs familles. Et les parents ne savent plus que faire pour aider leur petit dernier à ingurgiter assez d’aliments pour grossir et grandir normalement. 

 Un bilan chez l’orthophoniste peut aider à déterminer les raisons pour lesquelles cette petite fille pleine de bonne volonté ne parvient pas à gérer les textures plus consistantes.   

En effet, un bilan complet des fonctions bucco-faciales et de la déglutition permet de déterminer si cette petite fille rencontre des difficultés :

  1. Liées à sa sensorialité :
  • Elle ne sent pas bien se qui se passe dans sa bouche et elle ne sait pas comment gérer le morceau qui y est placé (hyposensibilité).
  • Elle est très sensible et elle a l’impression que ce petit morceau en bouche est énorme et prend toute la place. Elle ne sait plus qu’en faire et s’en débarrasse dès qu’elle le peut. 
  1. Liées à sa motricité :
  • Sa langue n’est pas assez mobile pour aller chercher le morceau et le placer entre ses molaires et ensuite le transférer sur les molaires de l’autre côté de la bouche. 
  • Elle ne parvient pas à coordonner les mouvements des lèvres, de la langue et des mâchoires pour parvenir à broyer le morceau suffisamment pour l’avaler.

 Ce n’est qu’après ce bilan complet que l’orthophoniste pourra déterminer comment accompagner au mieux la petite patiente pour l’aider à surmonter ses difficultés avant son entrée à l’école.


L’orthophonie à distance : l’importance d’accompagner les parents.

Nous vivons une période de bouleversements dans notre vie personnelle mais aussi professionnelle. 

Plus de contacts directs avec nos patients, avec leurs parents…Mais c’est un moment où soutenir la famille est primordial. 

Devons-nous interrompre notre suivi parce que nous ne pouvons plus nous rendre sur notre lieu de travail ?

 Pour ma part, je ne peux pas concevoir cette mise à distance et j’ai poursuivi mon travail en établissant un contact téléphonique avec les parents de mes petits patients ainsi qu’avec les parents de nouveau-nés hospitalisés. Cet échange a été suivi d’un envoi de fiches tirées de « l’Accompagnement Parental A La Carte » pour soutenir les recommandations données lors des échanges téléphoniques. Car nous savons très bien qu’à la fin de cet appel, 80 % de nos paroles s’évaporent et vont rejoindre le monde parallèle des « bonnes paroles d’orthophonistes ». 

Soutenir notre projet de stimulation et/ou de rééducation avec les fiches d’activités tirées de « L’Accompagnement parental A La Carte » a encore plus de sens aujourd’hui.  

C’est la raison pour laquelle ce document de 692 fiches est à nouveau disponible en ligne.

De nouvelles fiches de stimulation concernant les tout-petits de 0/4 mois seront également mises à disposition sur ce blog.